mercredi 10 juin 2015

1. Hurlevent

"Jeanphiléon,

J'ai appris, il y a peu, que tu avais fini ta scolarité.
Et que tu avais choisis de rejoindre nos rangs.
Si mes informations sont bonnes, tu dois bientôt entrer dans l'Abbaye de Comté-de-l'Or.
Je ne peux te dire combien cette nouvelle me réjouis.
J'ai hâte que tu accomplisses ton destin et que tu puisses revivre toutes les aventures qui font la renommée de l'Alliance.
Je veux pas t'en dire davantage pour ne pas influer sur tes décisions à venir...
Je te rappelle seulement que des portails d'instance ont été mis un peu partout en Azeroth pour que tu puisses toi-aussi, quand l'occasion se présentera, affronter les terribles menaces que nous avons dû combattre toutes ces années. Il te faudra pour cela choisir de bons et solides compagnons ou patienter pour t'endurcir afin de t'y confronter seul.
Comme tu le sais, ton avancée en Azeroth te permettra d'acquérir des points d'expérience.
Ton maître t'attribuera un niveau en fonction de ces points. Et ce niveau te permettra d'accéder à de nouvelles zones jusqu'à, je l'espère, nous rejoindre en Draenor où nous avons établi nos fiefs.
A ce propos, il me tarde de te faire visiter mes nouvelles écuries qui accueillent depuis hier un magnifique elekk.
Mais je ne t'en dis pas plus... Sache juste que nous allons bientôt pénétrer dans la Jungle de Tanaan où il semble que la Légion se rassemble.
J'essaierai d'ouvrir un portail pour venir t'embrasser une dernière fois...
Salue bien tes parents pour moi.

A bientôt,
Marisor.

PS: on te remettra un coffre de ma part à ton arrivée"

Marisor. Ma marraine. Ma bonne fée.
Enfin, quand je dis fée, il faut comprendre mage. ou sorcière.
Quoi qu'il en soit, je la connais depuis que je suis tout petit.
Elle venait s'équiper dans la boutique de mes parents et ne manquait jamais de me raconter une anecdote sur les aventures qu'elle vivait.
Entre deux achats d'étoffe de soie ou de tisse-mage, elle me narrait les histoires terribles du Coeur du Magma ou du mont Rochenoire que l'on voit encore rougir les soirs d'été...

Et j'ai grandi... J'ai rejoint l'école d'Hurlevent établie par le roi Varian pour former son peuple. Notre maitresse nous faisait souvent faire le tour de la ville pour nous éveiller aux talents des artisans mais aussi aux chants des héros.
Mes parents, eux, ne voulaient qu'une chose, que je perpétue l'activité des "Etoffes de la Tour".
C'est vrai que j'adorais trainer des heures dans la boutique. Mais ce qu'ils ne voyaient pas, c'est que je restais surtout pour admirer ces mages, prêtres et même démonistes qui s'apostrophaient et se vantaient d'exploits extraordinaires plus incroyables les uns que les autres.
Quelle ne fut pas leur déception quand je leur annonçai ma volonté d'intégrer l'Alliance.
Ce fut d'abord un refus catégorique mais rapidement ma bonne fée sut les convaincre.

Il faut dire qu'elle était, depuis plusieurs années, devenue la meilleure amie de ma mère.
Je vais dévier un peu, mais je crois que je suis à l'origine de cette amitié:
D'après ce que je sais, ma mère n'arrivait pas à avoir d'enfant.
Cette situation la plongeait de jour en jour dans une mélancolie qui tracassait mon père.
Il ne savaient plus quoi faire pour la rendre heureuse.
Prenant tout son courage, il finit par demander à ses clients s'ils ne connaissaient pas des sorts ou des enchantements qui pourrait "arranger les choses"...
Malheureusement, beaucoup ne répondaient même pas ou lui faisaient comprendre que leur cher savoir ne servait pas à "ça", avec un certain mépris...
De peur de perdre des clients, il n'insista pas..
Quelle ne fuit donc pas sa surprise, un jour, alors qu'il remisait de nouveaux rouleaux d'entendre une voix dans son dos lui annoncer "Maitre tailleur, est-ce ici que l'on désire un enfant ?"
Il faillit en tomber à la renverse !
Se retournant, il vit aparaître une silhouette encapuchonnée tenant une baguette auréolée d'azur et crépitante. Lentement, l'inconnue se découvrit et ne bougea plus. Un silence tomba soudain sur la boutique. Seul un vague gargouillis provenait de la ruelle...
Surprise de ne plus rien entendre au comptoir, ma mère sortit de l'arrière-boutique, les bras chargés de confection...
Elle n'eut que le temps de marmonner un vague "Ben, qu'est-c't'as ? Tu dis plus rien ?" vers mon père avant d'être foudroyée par une gigantesque bulle d'énergie violette...
Mon père, choqué, tétanisé, allait se mettre à hurler mais la mage lui dit simplement :
"Je suis Marisor, dame de compagnie de Jaina Portvaillant.
J'ai longtemps cheminé en Azeroth mais je dois maintenant la rejoindre à Terramore.
Je pars demain pour Menethil pour prendre le bateau.
J'ai diné dans la cathédrale hier soir avec un vieil ami, le père Michael.
C'est un de vos client. il m'a parlé de votre souci.
Je ne peux pas rester plus longtemps, mais sachez que dans neuf mois vous serez trois quand je reviendrais vous retrouver."
Et c'est comme ça que je suis là, à sécher mes larmes devant cette simple lettre. A la relire sans arrêt, assis sur les remparts qui surplombent le port.
Les mouettes crient en me survolant. Les portefaix déchargent le dernier navire en provenance de Ruth'Theran.
Et moi, je rêve à demain...


1 commentaire:

  1. Bon. Moi je comprends toujours pas de quelle race on parle là... Humain ou Draenei ??

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